LES demandes d’ICPE se suivent sans discernement

A l’occasion du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge du 12/10/17, les élus écologistes ont à nouveau attirer l’attention sur les demandes d’[Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) qui se suivent sans appréhension d’ensemble.

Le dossier présenté le 12/10/17 au nom de la société ARGAN était très similaire à celui présenté par la société ROUSSEAU sur lequel le Conseil Municipal de Saint Michel avait délibéré en février 2016 : une société foncière spécialisée dans le domaine des plate-formes logistiques, mettant des espaces de stockage à destination de chargeurs et d’entreprises.
Différence d’avec le dossier ROUSSEAU : le pétitionnaire demande très clairement sur 2 des cellules des autorisations de stockage d’hydrocarbures.

Et comme sur le dossier ROUSSEAU, il y a une demande de dérogation pour abaisser les clôtures de 2,5 m à 2,00 m, alors que la réglementation semble prévoir ces 2,50 m quand le bâtiment à une résistance au feu < à 2 heures, ce qui est le cas.

Rien sur les nombres d’entrées et sorties de camions.
Ce qui pose question c’est que nulle part dans l’avis de l’autorité environnementale il n’y a de pointage des autres ICPE du secteur. Or on a plusieurs stations-services aux environs, divers entrepôts déjà présents sur la Croix Blanche, l’IPCE Rousseau susnommé, la station de gaz à St Michel. La question posée par les élus écologistes est : "pris un à un, chaque établissement ICPE est très certainement conforme et sûr. Mais, de même qu’on sait qu’un cocktail de médicaments peut être dangereux, est-ce que la densité importante d’ICPE, de natures diverses, sur un territoire réduit, n’est pas potentiellement dangereuse ?”
Ce problème a déjà été soulevé, de manière un peu différente, par l’Agence de l’Environnement (AE) sur le dossier AMAZON : l’AE demande dans son avis sur Amazon une étude d’impact global sur l’ensemble des projets d’implantations sur la Base. Ce qui parait être en effet prudent et nécessaire. Sauf erreur, il n’existe aucune étude globale sur les effets et impacts d’une telle concentration d’ICPE sur le territoire.

Comme pour le dossier Rousseau, nous n’avons aucune information sur les mesures que compte prendre la société ARGAN pour vérifier que ce que ses clients stockent est conforme à l’autorisation et que, d’autre part, le volume total de ce qui est stocké ne dépasse pas sur une catégorie donnée de produit, le total autorisé .”

Madame le Maire de Saint Michel sur Orge, s’est engagée à faire remonter ces réserves au Préfet ; les élus écologistes ont suggérés à ce que les phrases suivantes soient inscrites dans la délibération :
.... le Conseil Municipal :
DEMANDE qu’une étude d’impact soit réalisée sur l’ensemble du territoire par l’accumulation d’ICPE sur les zones logistiques bordant la N104, et prenant en compte les développement futurs souhaités par le gestionnaire.
RAPPELLE qu’une telle étude d’impact global a été demandée par l’autorité environnementale sur le projet d’aménagement de la Base (ex BA 217)


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