Moustiques et traitement écologique...

A 2 reprises, les services municipaux de Ville Saint-Michel Sur Orge ont utilisé un biocide, le Vectobac 12AS, utilisant le bacille de Thuringe pour impacter la prolifération de moustiques sur le territoire communal.
Même si ce biocide, dit écologique (car utilisant un parasite naturel), est considéré comme moins perturbateur pour l’environnement, il n’est pas sans effet.
Des études d’impact montrent que le bacille ne cible pas que les larves de moustiques, mais également celles des mouches libellules et autres insectes... Le traitement en période estivale présente donc des risques avérés pour la faune à court, moyen et long terme, avec pour conséquence future l’aggravation du problème dans les années à venir, par manque de prédateurs naturels pour les moustiques. Les moustiques, certes désagréables pour l’humain quelques jours par an sous nos latitudes, sont nécessaires à la biodiversité, aux oiseaux, aux libellules, aux grenouilles et autres chauves-souris... Il sont la base de la chaîne alimentaire. Le simple fait de traiter même de manière dite "naturelle", en intégrant massivement un parasite, entraîne d’emblée un déséquilibre dans l’écosystème.
Au delà de l’inconfort ressenti par les piqûres de moustiques, on ne peut évidemment pas occulter l’éventualité d’un danger sanitaire, comme la dengue, le zika ou encore le chikungunya. Cependant, il apparaît aujourd’hui que le dispositif de surveillance renforcée mis en place par l’ARS depuis le mois de mai n’a recensé aucun cas de ces pathologies. Il nous semble donc inutile et dangereux pour l’environnement d’utiliser actuellement de tels produits uniquement pour le confort des humains. Il est possible pour chacun.e de nous de se protéger des piqûres (avec des répulsifs à étaler sur la peau ou les vêtements, avec des moustiquaires …).
Le SIVOA a publié à cet effet une brochure très complète : https://fr.calameo.com/read/00017968006ad6335f7d4…
Il est urgent de rénover l’écosystème dans le lequel nous vivons par la préservation et la construction d’habitats pour les prédateurs de moustiques et contrôler ainsi, très naturellement, la prolifération des moustiques.
C’est pourquoi nous demandons à la municipalité d’agir avec circonspection et de n’utiliser les biocides qu’en cas de danger sanitaire avéré pour les habitants.
Nous sommes par ailleurs totalement disponibles pour participer avec les services et les habitants volontaires à l’étude de toutes les solutions préventives à mettre en oeuvre pour traiter ce question sur le long terme.

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SMMV 1/7/19

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