Campagne : les grandes manœuvres de la droite locale !

Communiqué 02 mars 2021

Depuis 2017, le budget de Cœur d’Essonne agglomération est en tension. La situation n’est pas une surprise. Celles et ceux qui siègent au conseil communautaire depuis cette date ne peuvent ignorer que la situation actuelle des finances de Cœur d’Essonne agglomération puisqu’elle est le fruit d’une volonté, d’un choix retenu à l’unanimité chaque année. L’ampleur de l’impasse budgétaire du SIREDOM et les conséquences de la crise sanitaire qui a eux seuls représentent la moitié du besoin de financement précipitent cette situation en privant Cœur d’Essonne agglomération de la marge d’une ou deux années qui était anticipé pour amorcer le virage nécessaire.

C’est dans ce contexte connu que plusieurs mesures sont proposées dont une augmentation modérée de l’impôt sur les propriétés bâties pour boucler le budget.
Étonnamment, c’est à quelques mois des élections départementales que la droite coeurdessonnienne choisit de se désolidariser. Au moment d’assumer les conséquences du choix unanimement accepté jusque-là dans la recherche de l’équilibre budgétaire. Et comment ? En ne prenant pas part au vote, position qu’elle revendique comme une opposition. Comprenne qui pourra.

Aucune mention des responsabilités de l’ex-président du SIREDOM dans la dérive financière de ce syndicat intercommunal qui conduit Cœur d’Essonne agglomération à devoir s’acquitter d’une coûteuse majoration de sa contribution au coût du traitement des ordures ménagères.

Aucune mention de l’alternative envisagée par la droite coeurdessonnienne présentée par la voix du vice-président aux finances, maire de Brétigny : une austérité paralysante pour l’action de Cœur d’Essonne agglomération jusqu’en 2026.

Il n’est pas surprenant que soit laissé à la Maire de Morsang sur Orge le soin de lancer une pétition contre le passage du taux de la taxe sur le foncier bâti de 0% à moins de 3%. Les conseillers départementaux du canton de Brétigny seraient bien en peine d’expliquer pourquoi ce qu’ils ont voté au conseil départemental en 2016 (+29%) est inconcevable aujourd’hui à Cœur d’Essonne agglomération dans des proportions dix fois moins importantes. Tout comme la maire de Saint Michel sur Orge qui a fait subir à ses administrés une augmentation des impôts locaux à deux reprises depuis 2009 faisant passer le taux de la taxe d’habitation de 17,4 à 20,7% et celui du foncier bâti de 18,8 à 22,77% .

Agir est une nécessité mais en tirant les leçons des crises avant de céder à la rigueur que la droite veut imposer au nom de normes libérales érigées en obligations. Normes proclamées mais dont nous connaissons la solidité lorsqu’il faut décider par temps de crise. Qui parle encore du 3% de déficit ? Le "quoi qu’il en coûte", ne nous rappelle-t-il pas plus certainement que les normes sont avant tout idéologiques ?

Ne nous enfermons pas dans une nouvelle pensée unique. Ce n’est pas comme s’il y avait une bulle financière et une crise de l’épargne. Ne faisons pas que le remède soit plus mauvais que le mal comme à la suite de la crise financière de 2008 en prenant le parti sans le dire de poursuivre tous les objectifs en même temps au cours des deux prochaines années qui concentrent les difficultés.

Voter un budget soutenable est nécessaire. Vouloir à tout prix obtenir des résultats immédiats et une austérité pour longtemps qui ne s’imposent pas est une démarche incompatible avec la crise sociale actuelle, qui se creuse les mois passants.

Nous, élus EELV, proposons de réfléchir sans tabous et sans dogmes.

Nous considérons possible, à la lecture attentive des documents d’études produits avec le rapport d’orientation budgétaire, de prendre le délai réaliste pour aboutir sans sacrifier les services publics et les actions répondant aux besoins des habitants de notre territoire.

Notre demandons une approche qui ne confonde pas résultats financiers et dividendes électoraux à court terme.


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